{"id":293,"date":"2023-10-01T09:28:51","date_gmt":"2023-10-01T07:28:51","guid":{"rendered":"https:\/\/peyratlanoniere.ovh\/?page_id=293"},"modified":"2023-10-01T09:29:11","modified_gmt":"2023-10-01T07:29:11","slug":"la-saga-des-jabin","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/peyratlanoniere.ovh\/index.php\/gouzon\/la-ville-de-gouzon-en-1846\/la-saga-des-jabin\/","title":{"rendered":"La saga des Jabin"},"content":{"rendered":"\n<p>En faisant quelques recherches g\u00e9n\u00e9alogiques pour agr\u00e9menter les pages pr\u00e9c\u00e9dentes, je n&#8217;ai pu que constater l&#8217;omnipr\u00e9sence de cette famille dans la commune.<br>A l&#8217;origine et surtout \u00e0 la limite des publications AD 23, on trouve Antoine Jabin, notaire royal, dont le fils Gilbert \u00e9pouse Jeanne Legier en 1588 . A partir de l\u00e0, la campagne gouzonnaise se garnit de petits Jabins avec d\u00e9j\u00e0 une forte tendance \u00e0 rester group\u00e9s .<br>Par exemple en 1642, Catherine Jabin, petite-fille des pr\u00e9c\u00e9dents, \u00e9pouse Gilbert Legier, sieur de La Bou\u00e8ge, qui semble issu d&#8217;une autre branche. Mais quelques ann\u00e9es plus tard, en 1660 et 1666, leurs deux filles Gilberte et Marguerite Legier se marient avec les deux fr\u00e8res Fran\u00e7ois Jabin l&#8217;ain\u00e9 et Fran\u00e7ois Jabin le Jeune, cousins germains de Catherine.<br>Un peu plus tard, en 1722 , on note le mariage de Jean Jabin avec Anne Jabin, puis en 1748 c&#8217;est Pierre Jabin avec Anne Jabin. Mais rassurez-vous ce n&#8217;est pas la m\u00eame Anne et les dispenses pour consanguinit\u00e9 sont accord\u00e9es g\u00e9n\u00e9reusement par le pape !<br>Donc, on reste entre gens du monde et les Jabin occupent des fonctions importantes : apr\u00e8s Antoine notaire royal, il y a dans la m\u00eame lign\u00e9e Gabriel, procureur d&#8217;office, puis L\u00e9onard ( 1619\/1695) , juge chatelain notaire royal, puis Michel, chirurgien, puis Pierre (1718\/1772), chirurgien&#8230; etc&#8230;<br>Ces fonctions honorables sont aussi lucratives et leurs diff\u00e9rentes propri\u00e9t\u00e9s leur permettent d&#8217;ajouter un semblant de particule : L\u00e9onard s&#8217;appelle donc Jabin sieur du Dognon, son fils Michel est sieur de Lachaud, son autre fils Jean est sieur du Breuil, son petit-fils Pierre est sieur de la Chabanne. Gilbert, cousin de Michel est sieur de la Couture. Il y a aussi Fran\u00e7ois Jabin de la Peyraube, Etienne sieur Danville, Antoine Jabin des Chezes, Sylvain Jabin de Chezeauvert, Nicolas Jabin des Portes. Curieusement , dans la m\u00eame lign\u00e9e on peut rencontrer des appelations variables avec du Breuil qui se transforme en du Dognon, mais il s&#8217;agit sans doute d&#8217;une erreur de transcription . Une autre enigme concerne Michel (1598\/1654 ) qui est dit &#8220;Hoste du cheval blanc ! Et notons que la famille Legier ayant achet\u00e9 le ch\u00e2teau de La Garde, s&#8217;appelle ensuite Legier de Lagarde !<br>Il existe quand m\u00eame des Jabin de condition plus modeste : L\u00e9onard le fermier, Louis le menuisier, Gilbert le tailleur d&#8217;habits, Gabriel le marchand de tabacs.<br>Au d\u00e9but du XIX \u00e8me si\u00e8cle, la famille atteint son apog\u00e9e avec d&#8217;abord les enfants de Martin ( 1739\/1810 ) bourgeois, propri\u00e9taire :<br>\u2981 Joseph (1768\/ 1845 ) gendarme imp\u00e9rial, avocat, mari\u00e9 en 1802 \u00e0 L\u00e9onarde Suzanne Aussaune directrice de la Poste aux Lettres.<br>\u2981 Gilbert (1774\/1851 ) percepteur, mari\u00e9 en 1807 \u00e0 Marie Chabridon.<br>\u2981 Jean-Baptiste ( 1771\/1829 ) huissier royal.<br>\u2981 L\u00e9onard Amable ( 1785\/1861 ) propri\u00e9taire, mari\u00e9 en 1833 \u00e0 Gilberte Notaris .<br>Issus d&#8217;une autre branche, donc cousins \u00e9loign\u00e9s, les enfants de L\u00e9onard ( 1729\/1777 ), juge, chatelain de Gouzon:<br>\u2981 Marie-Marguerite ( 1754\/1792 ) mari\u00e9e en 1775 \u00e0 Augustin Boyer, avocat.<br>\u2981 Marie-Marguerite ( 1761 \/1822 ) mari\u00e9e en 1794 \u00e0 L\u00e9onard Guillot, maire de Gouzon de 1803 \u00e0 1812 et percepteur.<br>\u2981 L\u00e9onard Amable ( 1763 \/ ) administrateur au d\u00e9partement, mari\u00e9 en 1794 \u00e0 Marguerite Dupuis.<br>\u2981 Charles du Dognon ( 1766\/ 1846), engag\u00e9 volontaire en 1791, capitaine de brigade, maire de Gouzon de 1812 \u00e0 1821 mari\u00e9 en 1795 \u00e0 Marie de Pichard de Saint-Julien.<br>Les propri\u00e9t\u00e9s sont donc nombreuses et vari\u00e9es avec d&#8217;abord plusieurs maisons et quelques beaux terrains dans la ville de Gouzon, puis les domaines de Chezauvert, grand Lavaud, petit Lavaud, La Ruade pour Gilbert, ensuite Lauradoueix, Lachaud, Jayat pour les h\u00e9ritiers de Joseph.<br>Et pourtant , au d\u00e9nombrement de 1866, il ne reste plus dans la ville que Gilberte Notaris , son fils Jacques Fran\u00e7ois Jabin qui a \u00e9pous\u00e9 Suzanne Luzier-Jabin sa cousine adoptive et leurs deux enfants Joseph Jean-Baptiste Martin n\u00e9 en 1861 et L\u00e9onard Elie Aim\u00e9 Joseph n\u00e9 en 1864. La mode \u00e9tait sans doute aux pr\u00e9noms compos\u00e9s .<br>Jacques Fran\u00e7ois est dit propri\u00e9taire rentier, et les revenus semblent suffisants puisque la famille est second\u00e9e par un domestique, une bonne d&#8217;enfants, une cuisini\u00e8re et deux vach\u00e8res&#8230;Apr\u00e8s avoir occup\u00e9 les fonctions d&#8217;adjoint, il devient maire de la commune de 1870 \u00e0 1877.<br>Pour ne pas perdre les habitudes familiales, Joseph Jean Baptiste Martin sera lui aussi propri\u00e9taire rentier puis \u00e9pousera en 1892 la fille d&#8217;un notaire d&#8217;Auzances. De 1895 \u00e0 1908 il sera \u00e0 son tour maire de la commune. De son c\u00f4t\u00e9, son fr\u00e8re L\u00e9onard Elie Aim\u00e9 Joseph, notaire \u00e0 Saint-Loup \u00e9pousera en 1890 sa cousine germaine Th\u00e9r\u00e8se Jos\u00e9phine ! Mais, apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de Joseph Jean Baptiste Martin en 1912 puis de sa m\u00e8re Suzanne en 1919 la pr\u00e9sence gouzonnaise des Jabin semble s&#8217;\u00eatre d\u00e9finitivement achev\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En faisant quelques recherches g\u00e9n\u00e9alogiques pour agr\u00e9menter les pages pr\u00e9c\u00e9dentes, je n&#8217;ai pu que constater l&#8217;omnipr\u00e9sence de cette famille dans la commune.A l&#8217;origine et surtout \u00e0 la limite des publications AD 23, on trouve Antoine Jabin, notaire royal, dont le fils Gilbert \u00e9pouse Jeanne Legier en 1588 . 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